{"id":1790,"date":"2019-09-05T08:37:59","date_gmt":"2019-09-05T06:37:59","guid":{"rendered":"http:\/\/kbnl.ch\/?p=1790"},"modified":"2019-09-05T08:48:54","modified_gmt":"2019-09-05T06:48:54","slug":"wildpflanzenfoerderung-im-siedlungsraum-oekologische-und-gestalterische-qualitaeten-integrieren-und-verbessern","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/2019\/09\/05\/wildpflanzenfoerderung-im-siedlungsraum-oekologische-und-gestalterische-qualitaeten-integrieren-und-verbessern\/","title":{"rendered":"Promotion des plantes sauvages dans l\u2019espace urbain ou comment int\u00e9grer et am\u00e9liorer qualit\u00e9s \u00e9cologiques et am\u00e9nagement"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le potentiel des cultures semi-naturelles dans l\u2019espace urbain, qui abrite des esp\u00e8ces sp\u00e9cifiques et sert de refuge \u00e0 des esp\u00e8ces issues des paysages ruraux, est progressivement mis en valeur. L\u2019am\u00e9nagement avec des plantes sauvages est le fruit d\u2019une collaboration \u00e9troite entre le secteur vert et la protection de la nature.<\/strong><strong> Cette collaboration a \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur d\u2019une conf\u00e9rence de <\/strong><strong>l\u2019Institut pour le paysage et l\u2019espace non b\u00e2ti (ILF) de la Haute \u00c9cole des sciences appliqu\u00e9es de Rapperswil (HSR) le 24 mai 2019, \u00e0 laquelle ont pris part quelque 120 expertes et experts venus de toute la Suisse. Apr\u00e8s les expos\u00e9s de sp\u00e9cialistes allemands et suisses et des associations professionnelles <em>Jardin Suisse<\/em> et <em>Bioterra,<\/em> les discussions ont tourn\u00e9 autour des trois th\u00e8mes<\/strong> <strong>\u00abS\u00e9lection des esp\u00e8ces et plantations mixtes\u00bb, \u00abCr\u00e9ation et d\u00e9veloppement de fonds de plantes sauvages\u00bb<\/strong> <strong>et \u00abOrigine et qualit\u00e9 des semences et jeunes plants\u00bb. Il a notamment \u00e9t\u00e9 question de la mise en r\u00e9seau des experts et des acteurs et du potentiel d\u2019innovation en mati\u00e8re de promotion des plantes sauvages. \u00c0 la faveur d\u2019une visite guid\u00e9e \u00e0 travers les espaces verts r\u00e9cemment r\u00e9am\u00e9nag\u00e9s du campus de la HSR, les r\u00e9flexions ont pu \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9es \u00e0 l\u2019aune d\u2019un exemple concret. Un large consensus pr\u00e9vaut sur l\u2019urgente n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019instaurer un \u00e9change r\u00e9gulier entre la recherche et le terrain, et entre les praticiens de la protection de la nature et du secteur vert, afin de promouvoir durablement la biodiversit\u00e9 et l\u2019attrait des jardins dans les zones urbaines. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Situation initiale<br \/>\n<\/strong>L\u2019utilisation de plantes sauvages dans l\u2019espace urbain et dans les jardins est tendance. En plus de leur grand potentiel esth\u00e9tique (fig. 1), les jardins semi-naturels peuvent servir de refuge aux esp\u00e8ces provenant des paysages ruraux et accueillir des esp\u00e8ces propres aux milieux habit\u00e9s. Ce potentiel de la promotion de la biodiversit\u00e9 est de plus en plus reconnu en Suisse. Ainsi la <em>Strat\u00e9gie Biodiversit\u00e9 Suisse (SBS)<\/em> et son <em>plan d\u2019action <\/em>ont reconnu l\u2019importance des zones urbanis\u00e9es pour la conservation de la biodiversit\u00e9. Hormis leur grande valeur \u00e9cologique, selon la SBS les espaces verts des zones habit\u00e9es remplissent aussi d\u2019autres fonctions: \u00abElles invitent \u00e0 d\u00e9couvrir la nature et \u00e0 observer l\u2019environnement, favorisant ainsi la prise de conscience de la responsabilit\u00e9 de chacun envers la biodiversit\u00e9. Les espaces non b\u00e2tis et les espaces verts dans le tissu b\u00e2ti peuvent aussi d\u00e9charger d\u2019autres espaces de la pression croissante exerc\u00e9e par les personnes \u00e0 la recherche de lieux de d\u00e9tente.\u00bb De la m\u00eame fa\u00e7on, <em>\u00abMission B \u2013 ensemble fleurissons la Suisse\u00bb, <\/em>l\u2019op\u00e9ration de la RTS, SRF, la RSI, et RTR veut renforcer la prise de conscience du grand public face \u00e0 la crise aigu\u00eb de la biodiversit\u00e9 et des opportunit\u00e9s qu\u2019offrent les jardins. L\u2019association <em>Jardin Suisse<\/em> a lanc\u00e9 cette ann\u00e9e une campagne d\u2019affichage sur le th\u00e8me de la biodiversit\u00e9 (<a href=\"http:\/\/www.jardinsuisse.ch)\/\">www.jardinsuisse.ch<\/a>). Quant \u00e0 la <em>Fondation Nature et \u00c9conomie,<\/em> elle d\u00e9livre d\u00e9sormais son certificat aussi aux jardins priv\u00e9s (<a href=\"http:\/\/www.natureeteconomie.ch)\/\">www.natureeteconomie.ch)<\/a>. L\u2019architecture et l\u2019am\u00e9nagement des espaces non construits suivent la tendance et valorisent la nature dans la ville. Le forum d\u2019architecture de Zurich, en partenariat avec le magazine d\u2019architecture <em>werk, bauen, wohnen, <\/em>a con\u00e7u une exposition et une publication sur les fa\u00e7ades v\u00e9g\u00e9talis\u00e9es. Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019architecture du paysage, les projets qui s\u2019articulent autour de la biodiversit\u00e9 raflent les premiers prix. \u00c0 titre d\u2019exemple, la nouvelle centrale hydro\u00e9lectrique du canal de Hagneck, sur l\u2019Aar, (d\u00e9sign\u00e9<em> Paysage de l\u2019ann\u00e9e 2017 <\/em>par la Fondation suisse pour la protection du paysage, et distingu\u00e9 par le<em> Prix umsicht \u2013 regards \u2013 sguardi 2017 <\/em>de la sia), ou encore le Murg-Auen-Park \u00e0 Frauenfeld (<em>Prix<\/em> <em>Schulthess des jardins 2017 <\/em>d\u00e9cern\u00e9 par Patrimoine suisse,<em> Lapin d\u2019Or 2016 <\/em>dans la cat\u00e9gorie paysage de la revue Hochparterre). Dans la foul\u00e9e, les jardiniers naturels r\u00e9unis au sein de l\u2019association <em>Bioterra<\/em> (<a href=\"http:\/\/www.bioterra.ch\/\">www.bioterra.ch<\/a>) prosp\u00e8rent. Ainsi les jardins <em>Winkler und Richard Naturg\u00e4rten<\/em> (<a href=\"http:\/\/www.gartenland.ch\/\">www.gartenland.ch<\/a>) ont gagn\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises d\u00e9j\u00e0 le prix du meilleur jardin d\u2019exposition au salon suisse du jardin Giardina.<\/p>\n<p>Il faut se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence: biodiversit\u00e9 et paysagisme ne sont pas (plus) antagonistes. Mais comment s\u2019assurer que ces tendances r\u00e9sisteront \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du temps et que la trilogie protection de la nature-\u00e9cologie-am\u00e9nagement, qui s\u2019\u00e9tablit aussi au sein de population, s\u2019installe dans la dur\u00e9e? Telles sont les questions que l\u2019\u00e9quipe interdisciplinaire de l\u2019Institut pour le paysage et l\u2019espace non b\u00e2ti (ILF) \u00e9tudie \u00e0 la Haute \u00c9cole des sciences appliqu\u00e9es de Rapperswil (HSR), dans le cadre d\u2019un processus participatif. L\u2019ILF est l\u2019institut de recherche du d\u00e9partement d\u2019architecture et paysagisme de la HSR. Il rassemble des experts en \u00e9cologie v\u00e9g\u00e9tale et des sp\u00e9cialistes de la protection de la nature, ainsi que des sp\u00e9cialistes d\u2019autres domaines comme l\u2019utilisation des plantes, l\u2019am\u00e9nagement de jardins, la conception et la planification d\u2019espaces verts et d\u2019espaces urbains non b\u00e2tis.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1788\" aria-describedby=\"caption-attachment-1788\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR_2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1788\" src=\"http:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR_2-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR_2-300x200.jpg 300w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR_2-768x512.jpg 768w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR_2-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR_2-24x16.jpg 24w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR_2-36x24.jpg 36w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR_2-48x32.jpg 48w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-1788\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1: Promotion des plantes sauvages sur le campus de la HSR Rapperswil (photos: M. Krieger).<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_1787\" aria-describedby=\"caption-attachment-1787\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1787\" src=\"http:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR-300x200.jpg 300w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR-768x512.jpg 768w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR-24x16.jpg 24w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR-36x24.jpg 36w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/HSR-48x32.jpg 48w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-1787\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1: Promotion des plantes sauvages sur le campus de la HSR Rapperswil (photos: M. Krieger).<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Objectifs<br \/>\n<\/strong>Le programme de recherche et de mesures de l\u2019ILF vise \u00e0 renforcer la collaboration entre le secteur vert et la protection de la nature, afin de maintenir et d\u2019am\u00e9liorer sans rel\u00e2che le niveau de qualit\u00e9 de la promotion des plantes sauvages dans l\u2019espace urbain, et cela suivant trois axes:<\/p>\n<ul>\n<li><em>S\u00e9lection des esp\u00e8ces:<\/em> quelles esp\u00e8ces et quels m\u00e9langes de plantes sauvages sont adapt\u00e9s et dans quelles conditions? Comment assurer la production de mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal et de semences de qualit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e et g\u00e9n\u00e9tiquement diversifi\u00e9, en quantit\u00e9 suffisante?<\/li>\n<li><em>\u00c9cologie:<\/em> quelles consid\u00e9rations \u00e9cologiques doivent primer dans la promotion des plantes sauvages dans les jardins, les am\u00e9nagements urbains, les parcs et les zones d\u2019habitation? Dans quelles mesure la qualit\u00e9 des plantations influence la faune indig\u00e8ne?<\/li>\n<li><em>Am\u00e9nagement:<\/em> comment obtenir une grande qualit\u00e9 esth\u00e9tique et un entretien efficace de la flore sauvage et comment adapter ces exigences aux diff\u00e9rents besoins esth\u00e9tiques? Comment g\u00e9rer les dynamiques naturelles des v\u00e9g\u00e9taux dans l\u2019espace urbain?<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Description du projet<br \/>\n<\/strong>Tout a commenc\u00e9 par une exp\u00e9rience propre de la haute \u00e9cole: le r\u00e9am\u00e9nagement des espaces vert du Campus HSR \u00e0 Rapperswil en tant que laboratoire d\u2019apprentissage pour les \u00e9tudiants et les doctorants (fig. 1). Du simple fait de sa situation entre ville et lac, le campus et ses jardins offre un microcosme fascinant: avec d\u2019un c\u00f4t\u00e9 le lac et une r\u00e9serve naturelle, et de l\u2019autre, le c\u00f4t\u00e9 urbain de la gare avec ses rails et la ville avec de nombreuses surfaces imperm\u00e9ables. Entre ces extr\u00eames, on trouve sur une petite surface ce que l\u2019on retrouve \u00e0 grande \u00e9chelle dans le paysage suisse. Le nouveau concept d\u2019am\u00e9nagement int\u00e8gre des plantes ornementales du monde entier et des plantes sauvages indig\u00e8nes, et refl\u00e8te la polarit\u00e9 entre nature et ville. \u00c0 proximit\u00e9 du lac, avec vue sur les Pr\u00e9alpes, des essences pour la plupart indig\u00e8nes croissent entre les prairies maigres et la v\u00e9g\u00e9tation des rives. On y trouve aussi un jardin de plantes sauvages et un espace d\u00e9di\u00e9 aux abeilles sauvages. En direction de la gare, des arbres et des plantes non indig\u00e8nes se multiplient: ici les \u00e9tudiants d\u00e9couvrent de nombreuses plantes venues du monde entier. Les plantes sauvages sont cultiv\u00e9es comme des plantations mixtes riches dans leur diversit\u00e9, dans lesquelles se retrouvent m\u00eal\u00e9s des esp\u00e8ces indig\u00e8nes et non indig\u00e8nes.<\/p>\n<p>Le 24 mai 2019, la HSR a accueilli \u00e0 Rapperswil quelque 120 expertes et experts de la protection de la nature et du secteur vert venus de toute la Suisse pour une conf\u00e9rence qui avait pour but d\u2019approfondir les th\u00e8mes \u00abS\u00e9lection des esp\u00e8ces et plantations mixtes\u00bb, \u00abCr\u00e9ation et d\u00e9veloppement de fonds de plantes sauvages\u00bb et \u00abOrigine et qualit\u00e9 des semences et jeunes plants\u00bb. La journ\u00e9e a commenc\u00e9 avec des expos\u00e9s de sp\u00e9cialistes venus d\u2019Allemagne et de Suisse, ainsi que des associations <em>Jardin Suisse<\/em> et <em>Bioterra<\/em>. Walter Durka du centre de recherche environnementale Halle-Leipzig a montr\u00e9, derni\u00e8res recherches \u00e0 l\u2019appui, que les plantes sauvages, en particulier lorsqu\u2019elles sont pollinis\u00e9es par les insectes, pr\u00e9sentent des diff\u00e9rences g\u00e9n\u00e9tiques r\u00e9gionales claires. De la m\u00eame fa\u00e7on, la perte de diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique suite \u00e0 la s\u00e9lection impos\u00e9e par les besoins des jardiniers est un d\u00e9fi. Un apport r\u00e9gulier de semences sauvages, qu\u2019il faut r\u00e9colter suivant des crit\u00e8res \u00e9cologiques et g\u00e9n\u00e9tiques clairement d\u00e9finis, est n\u00e9cessaire. Karin Marti du bureau<em> topos<\/em> a pr\u00e9sent\u00e9 diff\u00e9rents programmes de protection des esp\u00e8ces en vue de la promotion des plantes sauvages rares dans les zones d\u2019habitation du canton de Zurich. La promotion d\u2019esp\u00e8ces rares dans l\u2019espace urbain (parfois avec le concours de particuliers) est envisageable, mais reste difficile et n\u00e9cessite une gestion stricte de la protection de la nature, en particulier dans le cas des esp\u00e8ces sauvages menac\u00e9es qui peuvent s\u2019hybrider avec les plantes ornementales des jardins. Doris Tausendpfund (<em>ZHAW W\u00e4denswil<\/em>), Stephan Aeschlimann-Yelin (<em>Gartenwerke GmbH<\/em>) et Peter Steiger (<em>Bioterra<\/em>) ont montr\u00e9 avec force exemples comment jardins semi-naturels et plantes sauvages peuvent \u00eatre combin\u00e9s de mani\u00e8re attrayante et vari\u00e9e. Barbara Jenny (<em>Jardin Suisse<\/em>) a donn\u00e9 un aper\u00e7u complet de la strat\u00e9gie de protection de la nature et de promotion des plantes sauvages de l\u2019association des entreprises horticoles de Suisse.<\/p>\n<p>L\u2019apr\u00e8s-midi a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019approfondissement des th\u00e8mes par les groupes de travail. La majorit\u00e9 des intervenants se sont accord\u00e9s \u00e0 dire qu\u2019une collaboration r\u00e9guli\u00e8re entre le secteur vert, les concepteurs, les planificateurs et les \u00e9cologues est tr\u00e8s fructueuse et qu\u2019il y a urgence \u00e0 la mettre en place, et aussi qu\u2019une utilisation intelligente des plantes int\u00e8gre \u00e9cologie et am\u00e9nagement. Plut\u00f4t que suivre des r\u00e8gles rigides, il y a lieu de trouver des solutions adapt\u00e9es au site. Fixer un rapport entre esp\u00e8ces indig\u00e8nes et plantes d\u2019ornementation para\u00eet difficile. Mieux vaut appliquer la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale suivant laquelle plus le caract\u00e8re urbain augmente, plus on peut se permettre de m\u00e9langer esp\u00e8ces indig\u00e8nes et plantes d\u2019ornementation; \u00e0 l\u2019inverse plus le c\u00f4t\u00e9 naturel du paysage domine, plus il faut renoncer \u00e0 l\u2019utilisation de n\u00e9ophytes. La question de savoir dans quelle mesure les esp\u00e8ces de plantes sauvages peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des esp\u00e8ces indig\u00e8nes est rest\u00e9e sans r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>Le manque de connaissances et une formation trop lacunaire dans le domaine des plantes sauvages ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9s \u00e0 plusieurs reprises comme autant d\u2019exigences. Avant toute chose, il va falloir am\u00e9liorer les connaissances en mati\u00e8re d\u2019entretien des cultures de plantes sauvages. Il est possible que les plantes indig\u00e8nes se vendent moins en raison des connaissances insuffisantes des esp\u00e8ces dans les centres de jardinage. Vu la forte concurrence des prix sur les articles horticoles conventionnels, il est \u00e9galement difficile d\u2019expliquer au client pourquoi il doit payer davantage pour des plantes sauvages. La discussion a d\u00e8s lors port\u00e9 sur l\u2019int\u00e9r\u00eat, voire la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019instaurer des directives ou des programmes incitatifs pour promouvoir les plantes sauvages; par exemple dans le r\u00e8glement communal des constructions ou via des indemnit\u00e9s financi\u00e8res pour les\u00a0\u00a0 ma\u00eetres d\u2019ouvrage ou les propri\u00e9taires de jardins.<\/p>\n<p>Comme tout le monde s\u2019est accord\u00e9 sur l\u2019urgence d\u2019un \u00e9change r\u00e9gulier entre praticiens de la protection de la nature et du secteur vert, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 d\u2019instaurer un groupe de r\u00e9flexion permanent et d\u2019organiser des rencontres r\u00e9guli\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Financement<br \/>\n<\/strong>La conf\u00e9rence a re\u00e7u le soutien financier de la HSR Rapperswil et du PSC-Mercator PhD Fellowship Program \u00abBridging Plant Sciences and Society\u00a0\u00bb du Zurich-Basel Plant Science Center.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Bibliographie<br \/>\n<\/strong>Denzler, L. 2018. Die gr\u00fcne Branche muss vorausdenken. Ein Gespr\u00e4ch \u00fcber Gr\u00fcnraumgestaltung, Biodiversit\u00e4t und invasive Pflanzen mit Mark Krieger und Christoph K\u00fcffer. <em>TEC21<\/em> 48: 27-30.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Responsables du projet<br \/>\n<\/strong><em>Jasmin Joshi, Mark Krieger &amp; Christoph K\u00fcffer<br \/>\n<\/em><em>ILF Institut f\u00fcr Landschaft und Freiraum, HSR Hochschule f\u00fcr Technik Rapperswil, Oberseestrasse 10, CH-8640 Rapperswil<br \/>\n<\/em><em>courriel jasmin.joshi@hsr.ch, mark.krieger@hsr.ch, christoph.kueffer@hsr.ch<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le potentiel des cultures semi-naturelles dans l\u2019espace urbain, qui abrite des esp\u00e8ces sp\u00e9cifiques et sert de refuge \u00e0 des esp\u00e8ces issues des paysages ruraux, est progressivement mis en valeur. 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