{"id":2566,"date":"2022-03-08T15:52:38","date_gmt":"2022-03-08T14:52:38","guid":{"rendered":"https:\/\/kbnl.ch\/?p=2566"},"modified":"2022-03-08T15:53:27","modified_gmt":"2022-03-08T14:53:27","slug":"flexibler-schnitt-auf-bff-wiesen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/2022\/03\/08\/flexibler-schnitt-auf-bff-wiesen\/","title":{"rendered":"Fauche flexible des prairies SPB"},"content":{"rendered":"<p>ANINA HOLD, JEAN-YVES HUMBERT, SILVIA ZINGG<\/p>\n<p><strong>Ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, l\u2019homog\u00e9n\u00e9isation du paysage agraire a contribu\u00e9 \u00e0 une forte diminution de la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces, et ce particuli\u00e8rement dans les zones de grandes cultures. C\u2019est non seulement la diversit\u00e9 des habitats qui y a recul\u00e9, mais aussi celle des formes d\u2019exploitation et des pratiques agricoles. Par exemple, en r\u00e9gion de plaine, de nombreuses prairies extensives SPB (surfaces de promotion de la biodiversit\u00e9) sont fauch\u00e9es le 15 juin, qui a ainsi \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 par certains \u00abla journ\u00e9e des foins f\u00e9d\u00e9raux\u00bb. De nombreuses esp\u00e8ces perdent alors d\u2019un seul coup une grande partie de leur habitat. La pr\u00e9sente \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e dans le canton de Berne montre comment l\u2019introduction d\u2019une variante d\u2019utilisation avec la premi\u00e8re date de fauche flexible dans les prairies SPB permet ou non de contrer ce ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/strong><\/p>\n<p>Dans de nombreux cantons, dans le cadre de projets de mise en r\u00e9seau, une variante \u00abfauche flexible\u00bb a \u00e9t\u00e9 introduite ces derni\u00e8res ann\u00e9es pour les surfaces de promotion de la biodiversit\u00e9 (SPB), qui autorise de choisir librement la date de la premi\u00e8re fauche. Cette libert\u00e9 de choix permet d\u2019\u00e9viter qu\u2019en cas de m\u00e9t\u00e9o favorable, presque toutes les prairies soient coup\u00e9es simultan\u00e9ment \u00e0 la premi\u00e8re date possible. Une mosa\u00efque de prairies fauch\u00e9es et non fauch\u00e9es favoriserait l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du paysage et donc la biodiversit\u00e9 (Fischer et al. 2015). Du point de vue des agricultrices et agriculteurs, la fauche flexible pr\u00e9sente plusieurs avantages. Il est notamment possible d\u2019adapter le moment de la fauche aux conditions m\u00e9t\u00e9orologiques et climatiques locales. Cette plus grande flexibilit\u00e9 permet \u00e9galement de lutter de mani\u00e8re cibl\u00e9e contre certaines plantes \u00e0 probl\u00e8mes, pr\u00e9servant ainsi la qualit\u00e9 du fourrage.<br \/>\nDes \u00e9tudes ont montr\u00e9 qu\u2019en milieu prairial, le r\u00e9gime de fauche peut consid\u00e9rablement influencer la composition faunistique (Humbert et al. 2018). Outre la hauteur de coupe et le type de faucheuse utilis\u00e9e, la date de la premi\u00e8re coupe joue \u00e9galement un r\u00f4le important. Une fauche pr\u00e9coce d\u00e9truit par exemple les nids des oiseaux nichant au sol et a des effets n\u00e9gatifs sur les papillons qui \u00e9mergent tard dans la saison (Walter et al. 2007). Finalement, la v\u00e9g\u00e9tation est aussi influenc\u00e9e par le r\u00e9gime de fauche; une coupe avant la mise en graines peut affecter certaines plantes et \u00e0 long terme changer la composition botanique. Bien que la fauche flexible soit autoris\u00e9e depuis un certain temps dans les prairies SPB, les \u00e9tudes sur son application concr\u00e8te font encore d\u00e9faut. Ainsi, on ne sait pas si la date de la premi\u00e8re coupe est g\u00e9n\u00e9ralement avanc\u00e9e, ni quelle est la r\u00e9partition spatiale des prairies fauch\u00e9es selon les diff\u00e9rents r\u00e9gimes, ou quels peuvent \u00eatre les effets de la fauche flexible sur la qualit\u00e9 \u00e9cologique des prairies.<br \/>\nDans le cadre d\u2019un m\u00e9moire de master, des donn\u00e9es agricoles du canton de Berne ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es et compl\u00e9t\u00e9es par des informations provenant d\u2019un sondage aupr\u00e8s d\u2019exploitants agricoles (Hold 2021). L\u2019objectif \u00e9tait de d\u00e9terminer comment la variante \u00abfauche flexible\u00bb est mise en \u0153uvre et si elle produit bien la mosa\u00efque paysag\u00e8re souhait\u00e9e de prairies fauch\u00e9es et non fauch\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>H\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 au niveau du paysage<\/strong><br \/>\nEn 2020 dans le canton de Berne, 46 % des prairies SPB en zones de plaine et des collines, 43 % de celles en zones de montagne I et II, ainsi que 18 % de celles en zones de montagne III et IV \u00e9taient exploit\u00e9es selon la variante \u00abfauche flexible\u00bb. \u00c0 grande \u00e9chelle, la r\u00e9partition spatiale des prairies extensives et peu intensives exploit\u00e9es avec la variante flexible ou normale \u00e9tait, dans l\u2019ensemble, al\u00e9atoire (fig.\u00a01). N\u00e9anmoins, les prairies proches les unes des autres (100 \u00e0 300 m) ont \u00e9t\u00e9 plus souvent g\u00e9r\u00e9es avec la m\u00eame variante de fauche que des prairies plus \u00e9loign\u00e9es, ce qui s\u2019explique par le fait que les agricultrices et agriculteurs exploitent souvent les prairies voisines de mani\u00e8re similaire et les fauchent au m\u00eame moment.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2570\" aria-describedby=\"caption-attachment-2570\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-2570\" src=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1-1024x661.jpg\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"420\" srcset=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1-1024x661.jpg 1024w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1-300x194.jpg 300w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1-768x496.jpg 768w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1-1536x992.jpg 1536w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1-24x15.jpg 24w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1-36x23.jpg 36w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1-48x31.jpg 48w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Abb1.jpg 1617w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-2570\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1: Paysage cultiv\u00e9 du canton de Berne avec des prairies SPB g\u00e9r\u00e9es en fauche normale (vert) et flexible (jaune).<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>H\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 au niveau de l\u2019exploitation<\/strong><br \/>\nLa majorit\u00e9 des exploitations (77 %) appliquent le m\u00eame r\u00e9gime de fauche \u00e0 l\u2019ensemble de leurs prairies SPB: soit toutes en fauche flexible, soit toutes en fauche normale. La figure 2 montre que toutes les prairies SPB des exploitations avec un r\u00e9gime unique ont \u00e9t\u00e9 fauch\u00e9es dans un intervalle de quelques jours seulement: en moyenne, les prairies SPB d\u2019une exploitation pratiquant uniquement la fauche flexible sont fauch\u00e9es dans un intervalle de 8,5 jours, alors que celles d\u2019une exploitation avec fauche normale sont coup\u00e9es sur 2,7 jours (moyennes des zones de plaine et des collines pour les ann\u00e9es 2018 \u00e0 2020). Parmi les exploitations ne pratiquant qu\u2019un seul r\u00e9gime, ce sont donc celles \u00e0 fauche flexible qui pr\u00e9sentent la plus grande variabilit\u00e9 temporelle. En outre, lorsque les exploitants appliquent les deux r\u00e9gimes \u00e0 leurs prairies SPB, la variabilit\u00e9 augmente, ce qui allonge ainsi l\u2019intervalle de temps: en moyenne, il s\u2019\u00e9coule 14 \u00e0 24 jours entre la premi\u00e8re fauche la plus pr\u00e9coce et la plus tardive au sein de ces exploitations.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2571\" aria-describedby=\"caption-attachment-2571\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-2571\" src=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-1024x640.png\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"406\" srcset=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-1024x640.png 1024w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-300x188.png 300w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-768x480.png 768w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-1536x960.png 1536w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-2048x1280.png 2048w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-24x15.png 24w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-36x23.png 36w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/VariationBetrieb-48x30.png 48w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-2571\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 2: Variation de la date de la premi\u00e8re fauche dans les exploitations des diff\u00e9rentes zones agricoles. Les informations sur les dates de fauche proviennent directement des responsables des exploitations. n = nombre d\u2019exploitations.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Avancement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de la date de la premi\u00e8re fauche<\/strong><br \/>\nLe sondage a montr\u00e9 que les prairies avec libre choix de la premi\u00e8re date de fauche \u00e9taient souvent fauch\u00e9es plus t\u00f4t que les SPB avec date de fauche selon l\u2019ordonnance sur les paiements directs, l\u2019OPD (fig. 3). En moyenne, la premi\u00e8re fauche a eu lieu 5,8 jours avant la date officielle dans les zones de plaine et des collines, 13,9 jours avant en zone de montagne I et II, et 7,9 jours avant en zone de montagne III et IV. Cependant, en particulier dans les zones de plaine et des collines, de nombreuses prairies (plus de la moiti\u00e9), bien qu\u2019enregistr\u00e9es sous la variante \u00abfauche flexible\u00bb, n\u2019ont \u00e9t\u00e9 coup\u00e9es que le 15 juin, voire plus tard. Au niveau cantonal, la combinaison des variantes \u00abnormale\u00bb et \u00abfauche flexible\u00bb conduit \u00e0 une plus grande dispersion des dates de fauche.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2572\" aria-describedby=\"caption-attachment-2572\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-2572\" src=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-1024x640.png\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"406\" srcset=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-1024x640.png 1024w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-300x188.png 300w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-768x480.png 768w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-1536x960.png 1536w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-2048x1280.png 2048w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-24x15.png 24w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-36x23.png 36w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HistogrammSchnittdaten-48x30.png 48w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-2572\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 3: Date de la premi\u00e8re coupe des prairies SPB \u00e0 fauche flexible (jaune) et variante normale (vert) de 2018, 2019 et 2020. Dans la variante \u00abnormale\u00bb, la fauche est autoris\u00e9e d\u00e8s le 15 juin dans les zones de plaine et des collines, d\u00e8s le 1er juillet dans les zones de montagne I et II et d\u00e8s le 15 juillet dans les zones de montagne III et IV.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Diminution de la qualit\u00e9 \u00e9cologique dans les zones de montagne<\/strong><br \/>\nUne diversit\u00e9 botanique \u00e9lev\u00e9e (niveau de qualit\u00e9 Q2) refl\u00e8te une meilleure qualit\u00e9 \u00e9cologique des prairies extensives et peu intensives et donne droit \u00e0 des contributions plus \u00e9lev\u00e9es. En 2020, dans les zones de montagne du canton de Berne, les prairies \u00e0 fauche flexible comptaient moins de surface de niveau Q2 que les prairies \u00e0 fauche normale. Une tendance similaire a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e pour le changement de niveau de qualit\u00e9 (passage de Q1 \u00e0 Q2). En effet, une analyse des donn\u00e9es agricoles du canton de Berne entre 2012 et 2020 a montr\u00e9 qu\u2019en zone de montagne, davantage de prairies extensives \u00e0 fauche normale que de prairies \u00e0 fauche flexible ont atteint le niveau sup\u00e9rieur. En revanche, pour les prairies peu intensives des zones de plaine et des collines, la diff\u00e9rence de qualit\u00e9 \u00e9cologique entre les deux variantes de fauche n\u2019\u00e9tait pas statistiquement significative (fig. 4). Toutefois, il est important de noter qu\u2019aucune conclusion sur une quelconque relation causale ne peut \u00eatre tir\u00e9e de ces observations.<br \/>\nDans les zones de plaine et des collines, le nombre de coupes ne varie pas de mani\u00e8re significative entre les prairies \u00e0 gestion normale et flexible. Cependant, dans les zones de montagne I et II, les prairies SPB \u00e0 fauche flexible sont fauch\u00e9es non seulement plus t\u00f4t, mais aussi plus souvent. Le nombre de coupes est un indicateur important de l\u2019intensit\u00e9 de gestion d\u2019une prairie et est g\u00e9n\u00e9ralement corr\u00e9l\u00e9 \u00adn\u00e9gativement avec la biodiversit\u00e9 faunistique et floristique qu\u2019elle abrite.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2573\" aria-describedby=\"caption-attachment-2573\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-2573\" src=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4-1024x570.jpg\" alt=\"\" width=\"650\" height=\"362\" srcset=\"https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4-1024x570.jpg 1024w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4-300x167.jpg 300w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4-768x427.jpg 768w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4-1536x855.jpg 1536w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4-24x13.jpg 24w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4-36x20.jpg 36w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4-48x27.jpg 48w, https:\/\/kbnl.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/abb4.jpg 1779w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-2573\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 4: Part relative de surfaces ayant un niveau de qualit\u00e9 Q1 (gris clair) et Q2 (gris fonc\u00e9) des prairies extensives (EXWI) et peu intensives (WIGW) en 2020. Dans les zones de montagne, on constate que les prairies extensives \u00e0 fauche flexible pr\u00e9sentent une qualit\u00e9 \u00e9cologique moindre.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Conclusions<\/strong><br \/>\nEn moyenne, la premi\u00e8re fauche est effectu\u00e9e 11 \u00e0 19 jours plus t\u00f4t sur les prairies de promotion de la biodiversit\u00e9 g\u00e9r\u00e9es selon le r\u00e9gime de la fauche flexible que sur celles \u00e0 gestion normale. La variation et le d\u00e9calage temporels sont plus prononc\u00e9s dans les zones de montagne que dans les zones de plaine et des collines. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle du paysage, on trouve la mosa\u00efque de prairies fauch\u00e9es et non fauch\u00e9es souhait\u00e9e d\u2019un point de vue \u00e9cologique. Toutefois, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une exploitation, les prairies SPB avoisinantes sont souvent g\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re similaire. Ainsi, afin d\u2019assurer une certaine h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019exploitation, il faudrait imposer quelques restrictions: par exemple, limiter \u00e0 50 % la part de prairies SPB pouvant \u00eatre g\u00e9r\u00e9e en fauche flexible ou imposer un intervalle de fauche entre surfaces contigu\u00ebs.<br \/>\nDans les prairies SPB \u00e0 fauche flexible du canton de Berne, un refuge repr\u00e9sentant 10 % de la surface doit \u00eatre laiss\u00e9 \u00e0 chaque coupe. Ces refuges non fauch\u00e9s cr\u00e9ent une certaine h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la parcelle et att\u00e9nuent consid\u00e9rablement l\u2019impact n\u00e9gatif d\u2019une coupe pr\u00e9coce sur la faune (Humbert et al. 2018). Si le nombre de prairies g\u00e9r\u00e9es en fauche flexible devait cro\u00eetre, il pourrait s\u2019av\u00e9rer judicieux d\u2019augmenter la part de zones refuges prescrite.<br \/>\nFinalement, bien qu\u2019en se basant uniquement sur cette \u00e9tude il ne soit pas possible de conclure avec certitude \u00e0 un impact n\u00e9gatif de la fauche flexible sur la biodiversit\u00e9 des prairies extensives et peu intensives, nous observons dans les zones de montagne que les prairies SPB exploit\u00e9es avec la variante flexible pr\u00e9sentent une qualit\u00e9 botanique plus faible et sont fauch\u00e9es plus souvent. De plus, d\u2019apr\u00e8s la litt\u00e9rature, une fauche anticip\u00e9e affecte n\u00e9gativement la biodiversit\u00e9 des prairies (Humbert et al. 2012), d\u2019o\u00f9 l\u2019importance de limiter le nombre de SPB fauch\u00e9es de mani\u00e8re pr\u00e9coce.<\/p>\n<p>Vous trouvez de plus amples informations dans le <a href=\"https:\/\/www.cb.iee.unibe.ch\/unibe\/portal\/fak_naturwis\/d_dbio\/b_ioekev\/abt_cb\/content\/e58879\/e480453\/e1154292\/Hold_MSc2021_eng.pdf.\">m\u00e9moire de master<\/a> de Hold (2021).<\/p>\n<p><strong>Renseignements<\/strong><br \/>\nSilvia Zingg<br \/>\nHaute \u00e9cole sp\u00e9cialise bernoise, Haute \u00e9cole des sciences agronomiques, foresti\u00e8res et alimentaires HESA, L\u00e4nggasse 85, 3052 Zollikofen<br \/>\ncourriel: silvia.zingg@bfh.ch<\/p>\n<p>Jean-Yves Humbert<br \/>\nInstitut d\u2019\u00e9cologie et d\u2019\u00e9volution, Biologie de la Conservation, Universit\u00e9 de Berne, Baltzerstrasse 6, 3012 Berne<br \/>\ncourriel: jean-yves.humbert@iee.unibe.ch<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><em>Fischer, M., C. Lambelet-Haueter, P. Moeschler, C. Praz, E. A. D. Mitchell, and Y. Gonseth. 2015. Zustand der Biodiversit\u00e4t in der Schweiz 2014.<\/em><\/li>\n<li><em>Hold, A. 2021. Effects of a flexible first mowing date on the biodiversity of extensively managed meadows &#8211; a case study from canton Bern, Switzerland. Msc Thesis, Ecology and Evolution ETH Z\u00fcrich, HAFL Zollikofen, Universit\u00e4t Bern.<\/em><\/li>\n<li><em>Humbert, J., P. Buri, D. Untern\u00e4hrer, and R. Arlettaz. 2018. Des r\u00e9gimes de fauche alternatifs pour favoriser la biodiversit\u00e9 des prairies. Agrarforschung Schweiz 9:314\u2013321.<\/em><\/li>\n<li><em>Humbert, J.-Y., J. Pellet, P. Buri, and R. Arlettaz. 2012. Does delaying the first mowing date benefit biodiversity in meadowland? Environmental Evidence 1:1:9.<\/em><\/li>\n<li><em>Walter, T., K. Schneider, and Y. Gonseth. 2007. Schnittzeitpunkt in \u00d6kowiesen: Einfluss auf die fauna. Agroscope, CSCF, Z\u00fcrich, Neuch\u00e2tel.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ANINA HOLD, JEAN-YVES HUMBERT, SILVIA ZINGG Ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, l\u2019homog\u00e9n\u00e9isation du paysage agraire a contribu\u00e9 \u00e0 une forte diminution de la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces, et ce particuli\u00e8rement dans les zones de grandes cultures. C\u2019est non seulement la diversit\u00e9 des habitats qui y a recul\u00e9, mais aussi celle des formes d\u2019exploitation et des pratiques agricoles. Par &#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":33,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-2566","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-allgemein"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2566","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2566"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2566\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2577,"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2566\/revisions\/2577"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2566"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2566"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kbnl.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2566"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}